Le Plan d'action du Fraser

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Le fleuve Fraser et son bassin hydrographique – qui couvre le quart des terres émergées de la Colombie-Britannique – constitue le centre économique et social de la province. C'est dans ce bassin que se concentrent les deux-tiers de la population de la province et 80 % de son activité économique. Mais vers la fin des années 1980, ce fleuve impressionnant par sa puissance et sa beauté montrait des signes de dégradation sous les effets conjugués du développement urbain et de l'activité industrielle, agricole et forestière. En 1990, la qualité de l'eau et de l'air était fortement détériorée et la faune et l'habitat aquatique et terrestre étaient en régression. Les mesures correctives prises jusqu'alors, qui étaient concentrées sur un endroit, une source de contamination ou une espèce particulière, donnaient des résultats mitigés. Pour assurer la viabilité du bassin, une nouvelle approche s'imposait.

En 1991, Environnement Canada et Pêches et Océans Canada établirent le Plan d'action du Fraser (PAF) dans le but de promouvoir et d'assurer la gestion écosystémique du bassin hydrographique du Fraser, avec la participation des divers acteurs et des citoyens. Il s'agit d'une initiative de gestion écosystémique parmi de nombreuses autres entreprises à travers le pays et qui associent le gouvernement, la collectivité et l'industrie dans des actions de partenariat concertées et constructives dont l'objet est de répondre aux besoins particuliers des écosystèmes visés et de relever le défi de la viabilité écologique.

L'approche « écosystémique » du PAF s'est révélée très bénéfique pour la Colombie-Britannique. Les industries polluantes, notamment celles qui se spécialisent dans la préservation du bois d'oeuvre, ont considérablement réduit leur pollution de l'eau potable en se dotant de nouveaux procédés. Il existe maintenant de nouveaux moyens pour mesurer les atteintes de l'homme sur l'environnement aquatique. Les éleveurs utilisent de nouvelles méthodes de clôturage et d'irrigation qui non seulement protègent la faune et les habitats humides, mais sont bénéfiques pour leur bétail. Des collectivités, comme Salmon Arm, ont adopté une stratégie d'avenir qui leur permettra d'assurer leur viabilité aux plans social, économique et écologique.

Néanmoins, nous avons encore plusieurs défis à relever :
• Ainsi, nous poursuivons notre travail avec les résidents de la vallée du bas Fraser afin de trouver des solutions à la « brume blanche » et à la contamination des eaux souterraines par les excédents de fumier.
• L'adoption de pratiques plus écologiques par les agriculteurs et l'industrie permettra de mieux protéger le milieu environnant, mais elles doivent être mises en oeuvre à une plus grande échelle.
• Nous avons observé les effets de la diffusion des polluants atmosphériques sur les lacs de la région. Le Ministère cherche des solutions, et nos scientifiques étudient les incidences éventuelles du changement climatique sur la situation (notamment avec la fonte des glaciers et le rejet des substances contaminantes qu'ils contiennent).
• Et nous poursuivrons les actions que nous avons entreprises dans la vallée du bas Fraser, en particulier pour réduire les effets perturbateurs de la croissance démographique sur la qualité de l'air et de l'eau et sur les habitats fauniques.

Les gouvernements ne peuvent continuer à eux seuls l'oeuvre de protection environnementale commencée avec le PAF. C'est pourquoi le nouveau Conseil du bassin du Fraser jouera désormais un rôle prépondérant. Le Conseil a pour mission de poursuivre l'oeuvre du PAF en préservant le précieux bassin du Fraser, de concert avec ceux qui y vivent et qui en dépendent pour leur survie.

Environnement Canada, 1998