Économie du Cameroun

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La diversité écologique et humaine de l'espace camerounais, qui lui permet de se suffire sur le plan vivrier, a depuis longtemps aussi contribué à son développement économique, dans le secteur de l'agriculture commerciale notamment. Domaine traditionnel du mil, du sorgho et de l'arachide, de la pêche fluviale et lacustre et de l'élevage bovin (aussi ovin et caprin), le nord a su faire de cette dernière activité une richesse essentielle, tout en développant la production du riz et surtout du coton. Des Grassfields au Moungo, l'ouest est devenu le pays du café (arabica en altitude, robusta en contrebas) ; mais le schéma évolue vers la valorisation de cultures vivrières (maïs et surtout banane-plantain) en parties destinées désormais, comme les produits maraîchers du Noun, à l'approvisionnement des villes. Dans le sud, bien plus que la canne à sucre ou le tabac, la grande affaire était le cacao qui a façonné la vie des villages et des petites villes, et placé le Cameroun parmi les grands producteurs mondiaux ; comme pour le café, la chute des cours a réorienté les efforts paysans vers les productions vivrières - igname, manioc, macabo et plantain - la fabrication des alcools "indigènes" ou la chasse, à l'intention surtout des marchés urbains, tandis que l'autre activité essentielle est l'exploitation croissante de la grande forêt.

Le littoral quant à lui, du mont Cameroun à Kribi, reste le fief des grandes plantations d'origine coloniale, palmier à huile, hévéa, banane "douce", thé sur les hauteurs, sans oublier la pêche artisanale ou industrielle des poissons et des crustacés. Grâce à un bon réseau de communication (33 000 km de routes, dont 3 000 bitumées, et 1 200 km de voies ferrées), tout cela alimente un commerce intense et, pour partie, une activité manufacturière importante et diversifiée qui a connu jusqu'aux années 80 une remarquable expansion. Localisée notamment près des lieux de production agricole et à Douala, l'agro-industrie vient en tête : minoteries, sucreries, huileries, traitement du cacao, du café, du latex, du coton, brasseries, etc. S'y ajoutent à Douala encore et dans d'autres villes l'industrie textile, celles du bâtiment et du bois, ainsi que de petites usines chimiques et mécaniques, de très nombreux ateliers de transformation, et surtout l'électro-métallurgie de l'aluminium (à Edéa), et la production de pétrole sur le littoral.


Texte trouvé à: http://mahuzier.ifrance.com/mahuzier/Cam-hist.htm